Quelques jours d'été à La Panne
Quelques instantanés, en noir et blanc. Le cadre tentent d'attrapper les Rosalie qui glissent sur la digue emportants leurs enfants petist ou très grands.
Le regard s'attarde sur ce petit camion réveil matin au fumet de minestrone fumant. C'est différent, presque exotique.
La plage s'étire, large, nette, nettoyée chaque jour. Les Flamands aiment construire, oui, mais ici l'ordre règne — tout est bien rangé, et les chiens bien dressés. Le béton a discipliné le sable, le verre s'ajoute au minéral. Comme dirait Brel, la mer du Nord « s'est enfuie de Bruges » — alors à La Panne, on construit propre, pour la retenir.
Sur l'estran, les chars à voile filent, ailes tendues. La Panne est leur berceau, leur terrain de jeu depuis plus d'un siècle. Le vent fouette les visages, le sable crisse sous les roues. Les voiliers animent la passe de Zuydcoote, dans un balais qui les emmène de Dunkerque à Neupoort. Au loin on aperçoit les cargo qui attendent de remonter l'Escaut, et, en se tournant les superstucre des dernieres acièries françaises
Le monument à Léopold Ier dresse en majesté Le roi exploiteur du Congo posa ici le pied en 1831, inaugurant une dynastie et une station. La fête nationale y résonne chaque année, entre drapeaux, fanfare et souvenirs.
Entre le béton des immeubles et le souffle du large, La Panne hésite. D'un côté, la ville ordonnée, ses vélos à 4 roues , ses villas, son quartier Belle Époque classé. De l'autre, l'infini des dunes, le Westhoek sauvage, le Sahara belge à deux pas de la France.
Un parfum de vacances dépaysantes, où l'ordre flamand rencontre la liberté du vent et dans laquellle le français se mèle au flamand.










